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02/05/2012

DE METULLA AGENCY-LA DEMOGRAPHIE EST UN ENJEU -IL EST PERMIS DE PARLER

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L’élément tragique de l’homme moderne, ce n’est pas qu’il ignore le sens de la vie, c’est que cela le dérange de moins en moins (Vaclav Havel)

 

 

 

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La démographie est un enjeu réel dont il est permis de parler (info # 010205/12) [Analyse d’une œuvre]

 

Par  Llewellyn Brown ©Metula News Agency

 

 

 

Le résultat remarquable de Marine Le Pen au premier tour des élections présidentielles fut une surprise pour beaucoup : avant tout, pour ceux qui se sont bercés des discours idéologiques visant à écarter le domaine politique au profit d’une idéologie simpliste et moralisatrice.

 

 

 

En effet, depuis une trentaine d’années, la question éminemment politique de l’immigration et de la démographie est bannie du débat public.

 

 

 

Pourtant, quoi de plus légitime que de s’interroger sur la société que l’on veut construire ? Sur le choix des règles qui permettront aux citoyens de vivre côte à côte et d’échanger sur ce qui leur fait difficulté ? Sur les groupes de personnes que l’on souhaite, par conséquent, accueillir ?

 

 

 

Ceux qui réclament des débats sur ces sujets sont d’emblée sommés de se taire, se voyant qualifiés de « racistes », de « fascistes », d’individus qui « n’aiment pas l’Autre » : un discours qui appartient bien davantage au domaine religieux et moral qu’à celui de la politique !

 

 

 

Disons tout net que tels qu’on les emploie aujourd’hui, les mots fasciste, raciste et extrême droite sont dénués de tout sens : autant qualifier quelqu’un de bachi-bouzouk !

 

 

 

Ajoutons que l’antisémitisme répandu depuis des décennies – dans nos media et parmi les personnalités politiques de gauche et de droite – dépasse largement tout ce que l’on prétend identifier chez Marine Le Pen.

 

 

 

De surcroît, la culture dont se réclament – haut et fort – ceux qui agressent (verbalement, physiquement) les femmes et les Juifs, les torturent et les assassinent [1], en France aujourd’hui, rend urgente la tenue d’un débat susceptible de réorienter notre politique nationale.

 

 

 

C’est dans ce contexte que vient d’apparaître un livre salutaire intitulé « Le Défi démographique », de Jean du Verdier [2], général de l’Armée de l’Air, ancien professeur de l’Ecole Supérieure de Guerre Aérienne. Ecrit sur un ton raisonné, ce livre offre une mise en perspective des enjeux de la démographie que l’on a trop tendance à laisser se noyer sous la cacophonie idéologique.

 

 

 

le_dfi_dmographique.jpg

 

 

 

Avant d’aborder le contenu précis de cette démonstration, notons que l’évocation de la psychanalyse en constitue le point faible, mais il est vrai que le destin de la psychanalyse est, justement, à l’instar de l’inconscient, de faire objet de la méconnaissance…

 

 

 

Or, la psychanalyse s’interroge bien sur les mutations de la société. Non seulement la question du sexuel – de ce qui nous pousse à l’accouplement et à la reproduction – relève du domaine de la psychanalyse par excellence, mais Lacan [3] aborde bel et bien les effets du capitalisme et de la science : l’effondrement de l’idéal et des figures d’autorité, la multiplication concomitante des objets de la consommation, dont la jouissance contribue à isoler les individus, et à les détacher du lien social.

 

 

 

Ces éléments participent, à n’en point douter, au déclin de la cellule familiale et de la démographie, engendrant les formes contemporaines du malaise dans la société. Jean du Verdier se prive ici d’un outil de réflexion inestimable…

 

 

 

Cela nonobstant, l’auteur aborde la question de la démographie avec une grande pertinence. Il note que la croissance démographique – et la pyramide des âges bénéficiant d’une large base de population jeune – a toujours reflété le dynamisme et la confiance d’une civilisation en elle-même, conduisant à l’expansion et à la domination impérialiste.

 

 

 

A l’inverse, le déclin démographique, la présence massive de populations étrangères sur son sol, signe la fin d’une civilisation, et empêche les conquêtes militaires d’établir une suprématie durable.

 

 

 

A l’appui de ces observations, il dessine un panorama historique de la civilisation occidentale, montrant comment les sociétés fortes et dynamiques connurent une expansion démographique, pour ensuite disparaître, à la suite d’un déclin démographique, non sous l’effet d’une force exogène. Il en fut ainsi pour la Grèce antique, puis pour Rome.

 

 

 

Au cœur de cette question se trouve la place accordée au désir sexuel et à la famille. Contrairement à ce que cherchent à nous faire croire les libertaires, les préceptes traditionnels portant sur la sexualité ne sont pas destinés à réprimer celle-ci, mais à entretenir le désir, afin qu’il soutienne la création de la famille et des générations à venir.

 

 

 

Or justement, malgré son statut de cellule irremplaçable, la famille occidentale connaît un déclin spectaculaire, se voyant remplacée par les valeurs de l’épanouissement individuel, qui évacuent toute notion de pérennité. L’Etat y contribue, faisant en sorte de libérer les individus des contraintes familiales, pour qu’ils n’aient plus de lien qu’avec l’Etat providence. Les souvenirs du totalitarisme ne sont pas loin : on se rappelle que les fabriques de « l’homme nouveau » coupaient systématiquement l’individu de son environnement familial.

 

 

 

Ce déclin n’est en rien anecdotique. Du Verdier souligne : « Il n’est pas nécessaire d’éliminer physiquement les individus pour détruire un peuple, il suffit de dissoudre les caractères raciaux, culturels et religieux qui constituent sa personnalité. La guerre démographique n’entraîne pas la destruction physique de l’ennemi mais sa défaite totale par la destruction de son être collectif, de son corps symbolique, par la rupture de filiation que provoque le métissage ».

 

 

 

Si nos idéologues médiatiques sont prêts à appliquer de tels principes au colonialisme occidental, ils refusent d’y voir une quelconque pertinence à l’égard de l’Europe. On sait, pourtant, que pour les idéologues musulmans, la présence d’une population nombreuse sur un sol étranger constitue explicitement un moyen de conquête, comme Houari Boumediene le déclara sans vergogne à l’ONU en 1974.

 

 

 

En douterait-on ? Point n’est besoin d’une déclaration explicite de guerre ni d’une organisation visible (même si celle-ci existe en France, sous la forme de l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France), et c’est l’un des points précieux de ce livre, que de mettre ce principe en évidence.

 

 

 

Du Verdier observe : « L’adversaire, polymorphe, est guidé par l’instinct. Il n’a pas besoin d’un chef d’orchestre pour lui dicter le but positif, fil directeur de son comportement. Chaque agresseur est conscient de l’objectif collectif : occuper des territoires et y vivre selon ses us et coutumes, sans égards pour les autochtones et à leurs dépens ».

 

 

 

Dans cette optique, l’auteur prend le modèle du jeu de Go, illustré par l’excellente couverture réalisée par Corinne Binois. Dans ce jeu, chaque joueur pose ses pions comme il le désire : « En cours de partie, le damier prend l’allure d’une mosaïque. Pas de front, pas d’avant et d’arrière, les combattants sont enchevêtrés ».

 

 

 

C’est cette forme de guerre postmoderne que l’on trouve couramment en France aujourd’hui : l’installation des populations dans un immeuble, dans un quartier ; s’ensuivent, progressivement, le bruit, le vandalisme, les agressions verbales et physiques. L’ancienne population se voit alors contrainte de partir, laissant derrière elle des zones de non droit, où les forces de l’ordre n’osent plus pénétrer.

 

 

 

La situation est alarmante : « On dénombre aujourd’hui en France un millier de ces cités interdites, enclaves étrangères sur le sol français, qui regroupent 5 millions d’habitants ».

 

 

 

S’écrierait-on au « racisme », à la propagation de « stéréotypes » ; proclamerait-on que la violence qui gangrène notre société n’est que l’effet naturel de la « stigmatisation » que subissent ces « jeunes » (l’invention de cet euphémisme est déjà un aveu) ?

 

 

 

On affirmera, en réponse, que jamais d’autres immigrés ne se sont livrés à de telles exactions, et encore moins sur cette échelle. Jamais les Juifs – victimes de persécutions inouïes tout au long de l’histoire, sans parler de la Shoah – ne sont devenus des barbares : jamais ils ne se sont déchaînés contre les habitants des pays où ils se sont installés, loin s’en faut !

 

 

 

Contrairement à ce que certains seraient tentés de prétendre, Du Verdier ne dénonce pas la malveillance des uns, au profit de la pureté imaginaire d’une société ou d’un peuple : son souci de rigueur intellectuelle lui permet de restituer un aspect essentiel de la dignité humaine.

 

 

 

En redonnant ses titres de noblesse au concept de race, il note que celui-ci – il emploie aussi le mot latin gens, ou la lignée (pensons, par exemple, au « Cid », de Corneille !) – permet à la famille de se perpétuer à travers l’histoire, mettant en contact souvent cinq générations dans une transmission vivante.

 

 

 

A cela, la culture juive – à la pérennité exceptionnelle – connaît quelque chose : il n’est donc pas étonnant que notre culture postmoderne, qui dénigre la transmission – et ce, jusque dans le milieu scolaire – voue une haine accrue au peuple juif et à sa renaissance en Terre d’Israël.

 

 

 

Récusant la substitution de la compassion à cette question profondément politique, Du Verdier met en valeur l’importance du pays qui reçoit les immigrés, affirmant qu’il est « injuste de demander aux autochtones un effort pour accueillir les étrangers. Ce sont ces derniers qui, s’ils sont acceptés, doivent avoir l’humilité de reconnaître le droit supérieur du premier occupant et se plier à ses lois. Ils cesseront alors d’être des ennemis pour devenir des compatriotes ».

 

 

 

En effet, exiger que l’on conserve l’intégrité des autochtones, affirmer sans honte la valeur de la civilisation à laquelle on appartient (fait qui a valu à Claude Guéant une pluie d’insultes), représente la possibilité même du partage et de la transmission.

 

 

 

L’on pense, à cet égard, au début de la maxime attribuée à Hillel, dans les Pirqé Avot (Ch 1, 14) : « Si je ne suis pas pour moi, qui sera pour moi ? Et si je ne suis pour moi-même, que suis-je ? (…) ».

 

 

 

L’idéologie postmoderne proclame la supériorité de « l’autre » (toujours musulman, jamais chinois, ou juif…) sur l’Occidental, réclamant que celui-ci s’efface devant l’arrivée massive des populations étrangères. Or, comme le soulignent les phrases de Hillel : il est impossible d’accueillir l’autre, de lui transmettre un enseignement, si l’on ne s’estime pas – comme sujet, comme civilisation – détenteur d’une perception inédite de la vie, susceptible de devenir source de création.

 

 

 

Aux yeux du postmoderne, les idées de race, de culture, de civilisation, d’Etat souverain sont appelées à disparaître, au profit de l’Homme abstrait et indifférencié. Le métissage universel doit abolir toute singularité, à l’image même des effets produits par le capitalisme financier.

 

 

 

En proclamant cette injonction, on n’apporte pas un enrichissement des liens en société, on ne va pas vers plus d’humanité, vers plus d’harmonie : on se met résolument sur le chemin de la destruction de toute civilisation ; on prépare le terrain de la barbarie.

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

 

 

 

[1] Les victimes portent des noms : Sohane Benziane, brûlée vive en 2002 – Ghofrane Haddaoui, lapidée en 2004 – Ilan Halimi, torturé à mort en 2006 – Loïc Lieber et Imad Ibn-Ziaten, assassinés à Montauban 2012, par un djihaiste qui a ensuite abattu Jonathan Sandler, ses deux enfants Aryeh et Gabriel et Miryam Monsonégo, à l’école Otzar Ha-Torah, Toulouse. Les bien-pensants qualifient ces actes d’« exceptions ». On voit bien, au contraire, qu’ils font série.

 

 

 

[2] Jean du Verdier, « Le Défi démographique », Paris, Muller édition, 2012, 20 euros.

 

 

 

[3] Par exemple, dans le « Séminaire XVII, L’Envers de la psychanalyse ».

 

 

 

 

 

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